L’homosexualité ne se résume pas à un simple comportement sexuel, manifeste ou non, mais à un ensemble d’attitudes, de sentiments, de préférences de valorisations affectives qui engagent profondément l’individu, comme c’est le cas pour l’hétérosexualité.

L’homosexualité fut plus ou moins bien acceptée au cours de l’Histoire : tandis qu’elle était un signe d’amour pur au temps des Grecs, dès l’apparition du Christianisme les représailles n’ont cessé contre les homosexuels. Même si elle n’est plus considérée comme un délit depuis le 27juillet 1982, selon l’article 332-1 du code pénal, les français restent réservés face à une totale acceptation de l’homosexualité.


Notre but ici, est de tenter d'appréhender l'évolution, positive ou négative, des mentalités face à l'homosexualité en France de l'Antiquité, aux années 1980, soit le début de l’acceptation Gay, ou encore aux années 1990, une avancée pour les droits homosexuels, en passant bien entendu par la question le l’homosexualité dans la famille.

 

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2- Les années 80', début de l'acceptation Gay.

- Apparition des premiers témoignages
- Dépénalisation de l'homosexualité
- La médecine nous explique tout
- Un véritable pas en arrière....
- ....Mais la lutte continue 
                             * Fight Aids...Act up
                             * Rebelion rules the nation !
                             * De l'assaut des studios à l'assaut des rues...



3- Les années 90' à nos jours....Etat des lieux :

- Petite trouvaille sur le net

- Enfin !!
- PACS
-Un petit témoignage

- Homosexualité et parenté


.....Le mot de la fin !?

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Qu'elle soit masculine ou féminine, l'homosexualité correspond à l'attirance émotionnelle et sexuelle entre deux personnes du même sexe.
par Sk-1107604 publié dans : IntrOoo
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L'histoire de l'homosexualité...histoire de l'humanité?
Non-censurées, les archives, révèlent un réalité tout autre que celle que nous connaisons aujourd'hui...
 


  Au Japon, les apprentis samouraïs formaient un couple avec de plus vieux guerriers, pour être entraînés dans les arts de la guerre et de l'amour. Ces amours
 furent rapportées par des écrivains et des peintres


(Muhammed Qasim - 1627)




Dans les pays musulmans, de célèbres poètes iraniens et arabes comme Hafiz de Shiraz et Abou Nawas se permettaient d'écrire sur "les charmes des garçcons".
 
Les conteurs nourrissents leurs histoires de l'amour mâle dans Les Mille et Une Nuits.

Bien que les censeurs s'indignèrent contre l'amour mâle, des hommes de tous milieux, des califes aux porteurs s'adonnaient aux plaisirs de l'hamour entre hommes.                                                                                                                                                                                                                                       
                                                                                                        (Miyakawa Chôsun 1682-1753)




En Amérique du Nord et en Sibérie, les traditions chamanistes remontant à l'âge de pierre reconnaissaient les pouvoirs spirituels particuliers de ces hommes et femmes attirés par le même sexe, comme on peut encore le voir dans la tradition amérindienne Two-Spirit (Deux-Esprits), qui a survécu même aujourd'hui.

(Domenici Cresti 1560-1638)

 


Dans l'Occident pré-moderne, l'amour mâle était principalement clandestin, et n'était visible que lorsque des amants avaient la malchance de se faire prendre, ou quand des artistes assez courageux pour se moquer des conventions y faisaient allusion.

Beaucoup d'écrivains, de musiciens, de peintres et de poètes l'ont dépeint, mais toujours sous forme cachée : Michel-Ange, qui  peignit la Chapelle Sixtine de nus masculins ; Shakespeare, qui composa une serennade à son amoureux; Blake, qui se révolta contre les prêtres qui "ligotaient de ronces mes joies et mes désirs" ; Walt Whitman, qui chanta le corps électrique.

La liste d'artistes, d'hommes d'états, d'ecclésiastiques, de chevaliers et de valets qui sentirent l'appel de l'amour mâle - seul, ou en compagnie de l'amour des femmes - est sans fin, et ce depuis la nuit des temps...



 

par Sk-1107604 publié dans : Un peu d'histoire
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Le terme "homosexuel" est très récent (fin du XIXe siècle), et l'habitude que nous avons prise de l'employer nous incite à trouver "naturelle" la distinction des personnes en deux groupes : celles qui ont des rapports avec des personnes du même sexe qu'elles et celles qui en ont avec des personnes de l'autre sexe

                                                                                ***



Mais cette distinction est inconnue de l'Antiquité où les individus sont spontanément
bisexuels, avec des préférences individuelles plus ou moins prononcées, et se différencient sur d'autres critères. Comment, avec notre grille de référence, qual ifier un Alexandre le Grand qui a eu pour compagnes des centaines de femmes, et se ulement deux hommes, mais qui a été amoureux, passionnément et longtemps, d'un seul de ces deux hommes ?

                                                                                ***

Chez les Grecs existe une homosexualité tel qu'un amant adulte aime un enfant de naissance libre encore impubère : il s'agit d'un rite social de passage, où l'enfant élevé par les femmes s'émancipe pour devenir un homme. Une fois pubère, l'adolescent ne peut plus poursuivre cette relation.

                                                                                ***

Mais les Grecs connaissaient aussi l'homosexualité entre adultes et la considéraient assez favorablement car plusieurs tyrans furent tués, et la démocratie installée dans plusieurs villes, par des amants homosexuels jaloux. Les homosexuels ont donc joui d'une réputation de courage et d'amour de la liberté. Ils font d'ailleurs partie des meilleurs guerriers, et le célèbre bataillon sacré de Thèbes, par exemple, composé uniquement de couples d'hommes amants, s'est couvert de gloire pendant plus de 30 ans : il fallut toutes les armées d'Alexandre pour en venir à bout !

                                                                                ***

Pour les Grecs, "celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l'amour comme sous celui du vêtement" (Plutarque).

par Sk-1107604 publié dans : Un peu d'histoire
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Les Romains sont bisexuels sans état d'âme. Mais, leur règle de comportement moral et social, très contraignante, suppose qu'un homme libre ne peut avoir de rapport, en dehors de sa femme, aucune femme libre, célibataire ou mariée, et aucun homme libre, sous peine de punition

Si deux hommes libres ont des rapports, le passif est sévèrement puni (en théorie).
Si un adulte a des rapports avec un jeune citoyen non pubère, il sera puni (et là l'indulgence est rare). Restent à la libre disposition des maîtres tous les esclaves et tous ceux qui ne sont pas Romains, hommes et femmes, enfants, adolescents ou adultes…



Ce que résume le philosophe Sénèque : "la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l'affranchi, un service".

 Ces exemples grecs et romains prouvent que, dans d'autres sociétés les rapports homosexuels ont été beaucoup plus fréquents et acceptés que dans la nôtre. Ainsi, c'est en partie le conditionnement social qui fait juger par la majorité des Français actuels certains types de plaisir sexuel peu désirables (les rapports homosexuels), et qui en survalorise d'autres (l'hétérosexualité).
Ce n'est pas la "réalité" ou le caractère "naturel" du plaisir qui est en jeu, mais les habitudes d'une société. C'est la société dans laquelle ils vivent qui fait que, dans le domaine du plaisir sportif, les Français préfèrent le football, les Américains le base-ball, tel autre peuple le rugby, le tennis, le cricket, le vélo, le judo ou le ping-pong : de la même manière, pour le plaisir sexuel, les Français d'aujourd'hui préfèrent majoritairement l'hétérosexualité, mais il n'en a pas toujours été ainsi.



Grecques ou Romains, assumaient

parfaitement leur homosexualité... C'est ce que nous montre Oliver Stone, dans son film "Alexandre", contant la vie d'Alexandre Le Grand (Collin Farell), et notemment une idylle avec son ami d'enfance Hephaïston (Jared Leto)

Ci-dessus quelques extraits du film.
par Sk-1107604 publié dans : Un peu d'histoire
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